“Les dessous des sous” au Musée de Borda

dessous des sous

Monnaies & trésors d’aquitaine

Cette exposition vise à appréhender la diversité des monnaies produites du IIIe siècle avant J.-C. jusqu’à la fin de la Guerre de Cent ans au XVe siècle après J.-C.
La première partie de l’exposition présente une sélection de trésors enfouis au cours de ces dix-huit siècles en Aquitaine sud-occidentale, c’est-à-dire dans les Landes et le Bassin de l’Adour, des Pyrénées à l’océan.  Toutes ont été retrouvées dans la région, mais seulement certaines d’entre elles ont été produites localement.
Dans cette aire géographique et culturelle en constante recomposition, les mutations de la monnaie reflètent l’évolution du contexte politique.

Plus précisément à la fin du IIIe siècle avant J.-C., apparaissent en Aquitaine sud-occidentale, les «monnaies à protubérances» en argent, ne comportant ni représentation ni inscription, mais de petits renflements caractéristiques. Aux IIe-Ier siècle avant J.-C., circulent sur notre territoire des monnaies celtibériennes figurées, produites en péninsule Ibérique. Elles dérivent de types grecs, comme dans le reste du monde celtique.
L’Aquitaine sud-occidentale faisant partie de l’Empire romain, les monnaies, frappées à Rome véhiculent la propagande impériale avec notamment le portrait de l’empereur. Au Bas-Empire, l’affaiblissement de l’Empire romain se révèle dans la production monétaire. On constate par exemple au IIIe siècle après J.-C., la décentralisation et la multiplication des ateliers de frappe, l’apparition de monnaies émises par les empereurs usurpateurs gaulois, la circulation massive d’imitations, ainsi que de fortes fluctuations de la monnaie d’argent de référence, l’antoninien.
Alors que l’Aquitaine sud-occidentale s’intègre lentement à l’Empire franc, les découvertes de monnaies sont rares. À l’époque mérovingienne, le troc est pratiqué. Les monnaies sont en or et servent aux grosses transactions.
A l’époque carolingienne, la Gascogne est morcelée en comtés. Les monnaies en argent réapparaissent et sont utilisées pour des transactions quotidiennes ; on trouve des monnaies de la première moitié du IXe siècle émises au nom de Dax, mais à la fin du Xe siècle, elles ne sont plus frappées qu’à Bordeaux.
Aux XIe et XIIe siècles, l’importance prise par la vicomté de Béarn se mesure à son atelier de Morlaas qui diffuse sa production monétaire dans toute la Gascogne.
Durant la Guerre de Cent Ans, aux XIVe et XVe siècles, la Guyenne étant gouvernée par la maison royale anglaise des Plantagenêt, on trouve dans les trésors d’Aquitaine sud-occidentale, des émissions royales anglaises, mais aussi françaises, ducales d’Aquitaine ou de Castille.

Un parcours en 3 temps

La salle des trésors d’Aquitaine sud-occidentale

Elle permet au visiteur d’observer des monnaies issues de découvertes archéologiques, d’une grande diversité typologique et esthétique.
Le mode de présentation permet d’observer au plus près l’avers et le revers des monnaies. Issues de découvertes fortuites, celles-ci ne sont pas toujours bien conservées mais permettent mieux que les monnaies sélectionnées par des collectionneurs, d’appréhender la situation monétaire au regard d’une époque.
Des objets associés à chaque trésor sont également présentés.enfants

L’atelier monétaire

Cette salle présente le mode de fabrication des monnaies (fabrication des flans, frappe au marteau) grâce à des reconstitutions, des vidéos, des jeux.

L’observation d’une sélection de monnaies présentant des défauts permet de mieux comprendre les méthodes de fabrication. La question des faux monétaires est abordée par la présentation de moules monétaires et d’imitations.

Le laboratoire du numismate

Le visiteur est plongé dans le laboratoire du numismate. On y découvre grâce à une vidéo, un outil numérique et une sélection de monnaies issues du médaillier du musée de Borda, les enjeux du métier, ses outils, les critères d’identification des monnaies et les informations qu’elles délivrent.

Quelques types de trésors

Les trésors de thésaurisation ou d’épargne, constitués de bonnes monnaies par une ou plusieurs générations, ont été enfouis volontairement dans l’attente d’une récupération.

Les trésors de circulation, dont l’abandon est lié à des circonstances fortuites (perte d’une bourse, naufrage, trésor enfoui dans l’urgence d’une situation etc.), sont caractéristiques du contexte monétaire réel de leur époque.

Quelques trésors d’Aquitaine Sud-Occidentaletresors

 

Infos pratiques

L’exposition est de nouveau accessible en visite guidée.

Aussi, les visites de groupe sont limitées et sur réservation.

Contacter le musée de Borda

 

La Ville de Dax a bénéficié du prêt généreux de nombreux musées et institutions. Il faut ainsi remercier : le Musée d’Archéologie Nationale, le musée d’Aquitaine, le musée des Beaux-Arts de Pau, le musée des Beaux-Arts de Rouen métropole, le musée Despiau-Wlérick de Mont-de-Marsan, le Musée de Normandie à Caen, l’écomusée de Marquèze, le service régional de l’archéologie de Nouvelle-Aquitaine, la Maison du Patrimoine d’Oloron-Sainte-Marie, les Archives départementales des Landes, la Bibliothèque nationale de France, les communes de Pontenx-les-Forges et de Sarrance. L’exposition a également été rendue possible par la précieuse collaboration de particuliers, propriétaires de trésors enfouis sur leur terrain ou découverts par eux de manière fortuite.

11 Rue des Carmes, 40100 Dax, France

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