8 années de recherche pour constituer un inventaire du patrimoine dacquois

Avec le soutien scientifique et financier de la région Nouvelle-Aquitaine et du département des Landes, la Ville de Dax a engagé une démarche de recensement des bâtiments (immeubles, maisons, commerces) construits jusqu’en 1980 et une étude historique approfondie des éléments les plus remarquables.

Ce recensement a été confié à Linda Fascianella, diplômée d’histoire de l’art et chargée de mission pour l’inventaire du patrimoine culturel de Dax. Elle a sillonné les rues de Dax pour recenser et étudier le patrimoine de la ville. L’objectif est ainsi de protéger le patrimoine bâti de Dax, afin d’en respecter l’identité et de mieux le rénover. C’est ainsi que la ville a étendu le périmètre de son Site Patrimonial Remarquable.

L’autre mission de l’inventaire est aussi de faire connaître le patrimoine de la ville aux Dacquois, par des visites guidées, des expositions, ou encore des publications,… Un ouvrage est actuellement en préparation sur l’architecte dacquois des Trente Glorieuses, René Guichemerre. Ce livre, financé par la région Nouvelle Aquitaine, sortira en 2026.

> 1 823 bâtiments repérés, dont 300 ont été étudiés
> 180 maisons et immeubles des 16e, 17e, 18e, 19e et 20e siècles visités
> 22 145 photographies réalisées
> 1 000 dossiers d’archives dépouillés
> 15 000 archives numérisées (documents, plans, cartes postales, photographies)

Des données accessibles à tous sur le site internet Patrimoine et Inventaire de la région Nouvelle-Aquitaine : https://www.patrimoinenouvelle-aquitaine.fr

 

3 questions à Linda Fascianella

Quel constat faites-vous sur les qualités architecturales et paysagères de Dax ?
Quand je suis arrivée à Dax, je reconnais avoir été surprise par la richesse patrimoniale du territoire. J’avais surtout en tête l’héritage thermal et festif. Pourtant, la moitié des bâtiments du centre historique est antérieure à la Révolution avec des intérieurs, notamment des escaliers et décors, très bien préservés. La ville possède aussi un patrimoine de villas d’une grande variété de styles, du XIXe siècle jusqu’aux années 1970. La période de l’Entre-deux-guerres est particulièrement intéressante pour le régionalisme et l’Art-déco.

Quel avenir pour cette matière considérable que vous avez amassé au cours de votre étude ?
La connaissance constitue le premier maillon de la chaîne patrimoniale indispensable à la protection et à la valorisation culturelle de notre territoire. L’inventaire a notamment permis l’élargissement du Site Patrimonial Remarquable visant à protéger l’identité architecturale de Dax. Les recherches permettent aussi la création de visites guidées, d’expositions et d’articles qui intéressent autant les Dacquois que les visiteurs. Toutes les données collectées sont aujourd’hui consultables en ligne : histoire de la ville, des bâtiments, photographies et beaucoup de documents d’archives.

Vous préparez un ouvrage sur René Guichemerre. Pourquoi avoir choisi cet architecte ?
Le regard que nous portons sur l’architecture qui nous entoure évolue au fil du temps. L’architecture d’après guerre est encore peu reconnue à Dax. Or, la commune à la chance d’avoir été la patrie d’un architecte extrêmement talentueux, René Guichemerre. Aucun travail de fond n’a jamais été entrepris sur cet architecte. Le domaine du Sarrat, qui était sa maison et son lieu de travail, est protégé au titre des monuments historiques ; mais René Guichemerre est l’auteur de beaucoup de réalisations publiques et privées qui méritent d’être portées à la connaissance de tous et préservées.

Votre navigateur est dépassé !

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site internet correctement. Mettre à jour mon navigateur

×